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 Et maintenant ? | PV Mack

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Emerys Avalon
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MessageSujet: Et maintenant ? | PV Mack   Ven 13 Mai - 21:32


Et maintenant ?

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Emerys & Mackenzie
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Etre gérant d’une boutique de fringues et en être son unique vendeur n’était pas une mince à faire au quotidien, surtout quand tout vous arrivé dessus en même temps. Une cliente venait de me demander conseil sur le meilleur choix à faire au niveau de la forme du haut d’un corset alors qu’il fallait que je termine de remplir cette commande sur l’ordinateur, il était essentiel qu’elle soit passée encore aujourd’hui. Dans un immense sourire faux-cul comme jamais, je m’évertuais à lui expliquer la différence entre chaque forme et quel résultat, quel effet cela donnerait en lui proposant des modèles appropriés à sa requête et à sa morphologie. Parce que oui je suis patron et vendeur, mais non je ne fais pas ça juste pour l’argent. Je tiens à ce que mes clientes et clients repartent d’ici satisfait de leur achat, achat qui leur correspond vraiment!

Je venais de lui tendre un dernier modèle quand la sonnerie du téléphone du magasin retentit. C’était une sonnerie on ne peut plus basique et très sonore, histoire que je puisse l’entendre même en étant à l’arrière boutique et par-dessus le fond musical qui sortait des hauts parleurs fixés aux quatre coins de la boutique. Ma cliente , une femme d’une quarantaine d’années, pris les corsets que je lui avais montrés et se dirigea vers la cabine d’essayage, me laissant la possibilité de décrocher le téléphone qui sonnait toujours.

- Gothalys, bonjour !

Quelle surprise d’entendre la voix de Mack à l’autre bout du fil. Je lui demandais comment elle allait car je compris à son intonation que ça ne devait pas être la grande forme. Elle commença à me parler, mais la quadragénaire venait de sortir de la cabine et attendait que je revienne vers elle. Etant donné que le coup de fil de Mack était d’ordre privé, je m’excusais auprès d’elle et lui demandais si je pourrais la rappeler un peu plus tard. Sur ce je raccrochais et m’en retourna à ma cliente.

Elle hésita encore quelques minutes, puis opta finalement pour le tout premier corset qu’elle avait repéré, celui avec le haut droit et la taille très serrée. Elle le choisit en blanc et dentelle rose. Personnellement cela n’étais pas de mon goût, mais à vraie dire collait parfaitement à sa personnalité de femme mûre tentant à tout prix de continuer à ressembler à une poupée Barbie. Elle paya son vêtement puis s’en alla en me remerciant pour mes conseils. Cela me faisait toujours plaisir qu’on me complimente, ça flattait mon orgueil. Aucun autre client n’avait fait son apparition entre temps, j’en profitais donc pour rappeler Mackenzie, elle avait vraiment une petite voix et cela me travaillait l’esprit.

- Mack ? C’est Emerys. J’en profite qu’il n’y ait personne là. Tu voulais me parler de quoi tout à l’heure ?




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Mackenzie Viler
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MessageSujet: Re: Et maintenant ? | PV Mack   Ven 13 Mai - 22:30

Mon salon :
Spoiler:
 




Cette salope de vampire m'avait bien eut. C'était une histoire de malade ! J'avais l'impression de faire partie d'un monde romanesque où chacune des personnes qui m'entouraient, voulaient me bouffer. Ce péché capital en faisait son affaire et je tombais dans un désordre émotionnel incroyable !

Cela faisait deux jours que je m'étais remise de cette mésaventure... Le problème, c'est que je n'osais plus me rendre au bar. Moi, Mackenzie Viler, la grande chieuse et caractérielle, j'avais peur d'aller bosser à cause d'une paire de crocs ! Je croyais que les autres races ne pouvaient pas m'atteindre ! Je croyais être invincible alors que j'ai franchement faillit y passer ! J'ai faillit crever !!!

J'étais dans mon canapé en train de zapper la télévision quand je pris la décision d'appeler Emerys. J'avais bizarrement besoin de lui. J'avais passé des jours dans le silence, sans penser à mes amis, mes collègues ou même ma personne. Mes cheveux étaient ébouriffés et je portais des sous-vêtements en dentelle noire sous une chemise en soie. Je ressemblais à une flemmarde, affalée sur son canapé...

Il était 11 heure du matin. Je finis par prendre mon téléphone pour appeler Emerys. Le pauvre, il devait être dans sa boutique à galérer. Une sonnerie... deux sonneries...


- Gothalys, bonjour !

Je faillis éclater de rire ! Mais quelle voix de tapette ! Il me faisait rire avec ses airs de garçon frêle et fragile. C'est comme ça que je le voyais depuis notre petite partie de jambes en l'air. Il faut dire que ça date et je me demande franchement comment il se débrouille maintenant. Je n'avais pas la force de rire car j'étais bien trop déprimée, j'avais surtout besoin de parler...

Je n'avais pas les connaissances pour faire des potions anti-dépression. Il y a des limites à tout. Je savais que dans des moments comme celui là, j'avais besoin de mes amis. Emerys était toujours l'homme à qui je pensais en premier, et même si j'avais toujours envie de son sexe, je me retenais difficilement, mais je me retenais. Depuis le temps que nous n'avions pas fait l'amour, je voulais à tout prix savoir comment il avait évolué...

Il raccrocha en se faisant bref sur ses raisons. Je finis par soupirer en raccrochant le téléphone. Je détestais qu'on me repousse et qu'on n'ait pas le temps pour moi. J'allumais nerveusement une cigarette en balançant le paquet sur la table basse où un verre de jus d'orange m'attendait. Je finis par me lever et pour tourner des dizaines de fois en rond. Il a dit qu'il rappellerait, alors j'attendais. Le temps parut incroyablement long avant qu'il rappelle.

Je soupirais nerveusement. Mes mains étaient moites quand enfin le téléphone sonna.


- Mack ? C’est Emerys. J’en profite qu’il n’y ait personne là. Tu voulais me parler de quoi tout à l’heure ?

" Ferme ton magasin pour l'après-midi et viens à la maison tout de suite. "

Je raccrochais sans rajouter un mot de plus. Je lui parlais comme à mes employés. J'adorais lui donner des ordres. En fait, j'aimais le soumettre. Je savais que ça l’énervait et sachant que c'était son péché, j'en jouais pour mieux en profiter. J'adorais le sentir en rogne alors que je crevais d'envie de baiser. Ce mec me passionnait sans le savoir, et savait notre relation ambigüe. J'adorais cette passion qui nous liait.

Je savais qu'il allait venir, je le connaissais bien assez. S'il avait vraiment peur de perdre de l'argent, je lui en donnerais !

En attendant qu'il arrive, je pris une brève douche et enfila mon petit peignoir de soie qui recouvrait mon corps jusqu'aux genoux. Le fait de savoir qu'il allait venir, me redonnait le moral et j'avais l'impression d'avoir laissé tous mes problèmes dans cette douche... Un sourire embellissait mon visage alors que l'excitation commençait à monter. Je ne me sentais plus seule et le savoir sur le chemin me rendait heureuse.

Je sentais bon la lavande et laissais cette petite chemise de soie entrouverte. Je revenais à la vie, pressée d'oublier le malheur qui venait de m'arriver. Je voulais reprendre ma vie là où je l'avais laissé, mais avant je voulais m'assurer que j'étais prête à la reprendre. Allumer Emerys tout en me confiant à lui allait être folklorique ! J'allais faire une scène de tonnerre comme au théâtre !

On toque à la porte ! Je me cache derrière elle et l'ouvre furtivement.

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MessageSujet: Re: Et maintenant ? | PV Mack   Sam 14 Mai - 1:40


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Pas l’ombre d’une explication à l’horizon. Mack me donna pour toute réponse :

- Ferme ton magasin pour l'après-midi et viens à la maison tout de suite.

Ce qui eu le don de m’énerver. Et je sais pertinemment qu’elle l’a fait plus que consciemment. Elle connait mon pêché et sait l’exploiter d’une manière qui lui est propre pour me titiller. Rien que de penser qu’elle avait pu le faire exprès m’irrita d’autant plus. Comment osait-elle me parler comme ça ? Je m’inquiète pour elle et prend sur mon temps de travail pour la rappeler et elle m’ordonne de venir sur le champ chez elle sans plus d’explications.

Je bouillonnais de l’intérieur. Son ton avait réussi à me mettre hors de moi et pourtant je savais au fond de moi que j’allais faire exactement ce qu’elle m’avait ordonné. Cependant il lui faudrait patienter avant d’avoir l’honneur de ma visite, la commande que j’avais en cours devant être envoyée dans la journée, il me fallait d’abord la finir.

La commande passée, je fermais la boutique, apposant un mot sur la vitrine notifiant aux potentiels clients de l’après-midi que Gothalys serait exceptionnellement fermé aujourd’hui. En collant l’affiche contenant mon mot d’excuse, je recommençais à cogiter sur le fait que Mackenzie m’avait commandé comme si j’étais un des ses employés. Je n’en suis pas un, je n’en n’ai jamais été un pour elle. Mais elle avait quand même réussi à obtenir de moi ce qu’elle voulait, du moins pour le moment. Qui sait ce qu’elle attendait encore de moi pour me faire fermer ma boutique en pleine semaine.

J’avoue que des idées interdites pour les moins de 18 ans me traversèrent l’esprit. Mack passait son temps lorsqu’on se voyait à me charrier sur ma médiocrité lors de nos ébats il y a déjà longtemps. Je ne lui ai jamais avoué que c’était une première pour moi et j’ai depuis surtout envie de lui prouver que je suis bien meilleur que ça maintenant. Ben quoi faut l’avouer, pas de fausse modestie c’est pas mon genre. Je suis plutôt beau gosse et bien bâtit et depuis Miss Viler, j’ai renouveler l’expérience et pas qu’une seule fois, si vous voyez ce que je veux dire !

Tout les deux avons toujours eu une relation ambigüe, oscillant entre amour et amitié. Mélange de fascination et de respect mutuel qui nous empêchait jusqu’à aujourd’hui de franchir à nouveau la ligne que l’on avait dépassée alors qu’on était simple collègues. Et je me plais dans cette ambigüité qui nous lie.

Je me mis en route au volant de ma vieille voiture en direction du quartier de Pacific Heights où réside Mackenzie. Il est vrai que j’aurais largement les moyens de me payer une voiture neuve, mais je suis attaché à cette voiture, elle a du vécu tout comme moi. Je suis sentimental parfois que voulez vous.

Toujours remonté contre Mack, mais impatient de la voir, j’arrivais dans sa rue, me garer à la première place libre que je trouvais et laissa le moteur tournait un instant. Je restais assis là seul dans la voiture la radio tournait encore, j’hésitais. L’espace d’un instant je faillis repartir, mais je me ravisais. J’avais besoin de la voir, besoin de la serrer contre moi, besoin de sentir sa peau contre la mienne, besoin de respirer son odeur, besoin de lui prouver que j’étais un homme maintenant.

D’un pas finalement déterminé, j’avançais jusqu’à sa porte à laquelle je frappais. Elle mit quelques secondes à m’ouvrir. Secondes qui me parurent très longues tellement j’étais impatient de savoir ce qu’elle me voulait. Enfin la porte s’ouvrit, je ne voyais pas encore Mack qui se trouvait derrière la porte qu’une odeur de lavande m’arrivait aux narines. Elle était là en partie cachée par la porte entrouverte, avec semblait-il pour seul vêtement un peignoir en soie qu’elle avait laissé, volontairement j’imagine, légèrement ouvert.

Bien que nous ayons a priori les mêmes envies et attentes sur ce qui devait se passer entre nous, son attitude dominante et provocatrice provoqua en moi une montée de colère. La rage m’enveloppait tout entier me conduisant à être de prime abord assez désagréable avec mon hôte pour l‘après-midi qui ne faisait que commençait. Affichant une mine renfrognée mais le regard intrigué par sa tenue, je lui dis sur un ton condescendant:

- Bon je suis là, j’espère que tu es contente! Qu’est-ce qu’il y a de si urgent qui ne pouvait attendre sans plus d’explications?





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Mackenzie Viler
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MessageSujet: Re: Et maintenant ? | PV Mack   Sam 14 Mai - 15:38



J'étais là, derrière cette porte à me mordiller les lèvres. Ses pas jouaient la pulsation de notre rencontre et le rythme de nos paroles. Sa respiration reflétait son humeur. Je le sentais énervé, agacé. Je sentais la rage qui montait à l'intérieur de lui. J'avais fait mouche, mais ce n'était pas assez pour moi. J'avais envie de plus, beaucoup plus. Je voulais qu'il gueule, qu'il cri ! Je voulais qu'il balance tout dans cette pièce et qui soit violent ! Je voulais de lui ce que je n'avais jamais vu auparavant...

La porte se ferma à la force de mon poids, alors qu'il entrait à l'intérieur de ma maison. Je le fixais longuement avec des yeux envieux et désireux. Le plus dur : ne pas se jeter sur lui.
Jouer avec ses nerfs était le plus important pour moi, car j'avais envie de le voir dans un état second et incontrôlable.

Je trainais mes pieds nus sur le sol, faisant corps avec mes terres comme une féline assoiffée de sexe. Je posais mes mains sur son dos pour les remonter sur ses épaules. Je pris sa veste et lui retira lentement. Je me concentrais sur l'humeur que je pouvais véhiculer. Le but était surtout de lui montrer que j'étais attristée. Je voulais me faire passer pour la femme malheureuse et seule qui ne s'était pas faite prendre depuis bien trop longtemps. C'était le cas, mais ce ne sont pas des choses qui se déclarent.

Je me pavanais toujours de la même manière, avec ce regard malicieux. Ma démarche me mena jusqu'au bar où je sortis deux verres à whisky, après avoir déposé son manteau sur un des canapés. Je savais qu'il aimait la téquila, alors je lui servis un verre. Pour ma part, c'était du rhum pur, quoi de mieux pour allumer le feu qu'un alcool bien fort ?
Je commençais mon dialogue en prenant des airs tristes. Je le regardais avec tous les malheurs du monde qui me suivaient. Je n'avais pas envie de lui révéler le pourquoi de sa venue. Il le saura bien assez tard, priorité à mon sexe, mais pour cela il fallait le rendre fou ! N'oublions pas que c'est ce que je recherche en premier.

J'avais cette façon de l'aimer qui n'était pas courante. Je ressentais que sa jeunesse me plaisait. J'avais l'impression que j'avais toujours quelque chose à lui apprendre, à lui faire découvrir... Je ne pensais pas au jour où nous allions craquer car il approchait bien trop vite à mon goût.

Je me passionnais pour ses traits et son regard qui grandissait au fur et à mesure des années. J'aimais inspecter ses vêtements et sentir son odeur. Il n'y avait que lui qui existait quand nous étions ensemble. Le fait de le connaitre depuis tant d'années avait joué sur la donne. Je l'aimais, point. Je ne voyais pas ma vie sans lui, mais je ne pouvais pas vivre avec lui.

Enfin, il était là et c'était le principale. Je pris la parole pour m'exprimer, toujours avec ces manières tristes et désolées.


" Tu espères que je sois heureuse. Maintenant que t'es là.. Et puis quoi encore ! Si ça te fait si chier que ça, tu peux reprendre ta veste et te barrer. Je ne te retiens pas. Quand je pense que j'avais quelque chose de très important à te dire... "

Je le laissais mijoter pendant quelques secondes. J'aimais laisser le temps jouer sur ses humeurs et c'était la meilleure méthode pour le rendre dingue. Je repris la parole après m'être installée sur un des canapés du salon. Je pris soin de camoufler ma poitrine et de laisser mes longues jambes prendre l'air. Je glissais une cigarette à mon bec et allumais la chaine hifi avec la commande qui se trouvait sur la table basse. Rien que pour l'emmerder, j'avais mis un disque de musique classique. J'adorais baiser là dessus, ce n'était vraiment pas mal, surtout quand la musique s'affole ! Je repris mon monologue après avoir but une gorgé de rhum et allumé ma cigarette.

" ..., mais je vois que tu n'es pas d'humeur. J'ai bien compris que ta clientèle est bien plus importante que moi. Je n'aurais pas dû t'appeler. Tu es une bonne oreille, mais question sexe... bref. Tu penses vraiment qu'à ta gueule Emerys ! "


Je soupirais d’exaspération tout en me frottant le front d'un air de dépitée. Je jouais parfaitement mon rôle de chieuse. J’espérais qu'il s'énerve, c'est ce que j'attendais le plus. Pour mieux l'éviter, je me relevais pour faire le tour de la pièce. Je finis mon parcours devant la grande bais vitrée de mon salon, où je pouvais observer San Francisco.

Patience, était le maitre mot.

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Emerys Avalon
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MessageSujet: Re: Et maintenant ? | PV Mack   Dim 15 Mai - 1:44


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Qu’est-ce qu’elle pouvait être torride quand elle se mordillait les lèvres de cette manière ! Elle referma la porte avec le poids de son corps, me fixa un instant, un instant plutôt long, elle jouait avec mes nerfs et le savait très bien. Ma respiration s’intensifia, je sentais la colère en moi gagner du terrain comme jamais, ou du moins pas comme d’habitude. J’espérais arriver à me contrôler, non j’espérais tout court qu’elle ne continuerait pas à s’intensifier. Je ne sais pas de quoi je serais capable si elle réussissait à me prendre tout entier. Je ne voulais pas risquer de faire du mal à ma chère Mack. Je tiens beaucoup trop à elle, je ne sais pas en quel termes mais quoiqu’il en soit je ne pouvais prendre ce risque.

D’une démarche lascive, la brune, sexy à souhait dans son peignoir de soie vint se poster derrière moi, posant ses mains sur mon dos et les faisant remonter sensuellement sur mes épaules pour m’ôter la veste que je portais encore. Elle savait parfaitement se jouer de moi. Je sentais qu’aujourd’hui allait être différent des autres fois, où sous ces airs d’invitation à la débauche et aux plaisirs charnels auxquels ont jouait régulièrement mais sans jamais franchir la ligne, on allait cette fois passé dépasser la limite qu’on s’était fixée sans jamais se le dire. Oui il était clair que c’est aujourd’hui que ça devait se produire. Inconsciemment on a fuit cet instant durant toutes ces années et maintenant qu’il était à porté il n’arrivait pas assez vite. Mackenzie faisant durer le plaisir et l’attente.

Quelque chose cependant me troubla chez elle. Une aura de tristesse l’entourait, un peu comme si elle portait le poids du monde sur ses épaules. Son regard semblait lointain, mais ses yeux restaient pleins de malice. Elle se dirigea vers le bar, sortit deux verres à whisky et nous servit à chacun un alcool bien fort. Lorsqu’elle me tendit le verre et bu une première gorgée je reconnus sitôt de la Tequila. Encore une fois cela montré à quel point elle me connaissait par cœur. Etait-ce bien raisonnable de boire de l’alcool, fort qui plus est, alors que mon pêché capital qu’était la Colère prenait le pas sur moi et sur ma raison. Le mélange était plus que mauvais, je dirais même explosif ! Mais soyons fou, il me fallait au moins ça pour me préparer psychologiquement à ce qui devrait se produire inévitablement en cette après-midi que je me trouvais chez elle au lieu d’être à mon travail et que j’attendais sans l’attendre depuis au moins sept ans.

Mack et moi ça a toujours était ambigüe. On a notre façon à nous de nous aimer. Elle est peut-être particulière, peut-être dérangeante, mais notre histoire n’appartient qu’à nous. Je ne peux pas me passer d’elle, j’ai besoin de sa présence à mes côtés, j’ai besoin d’elle dans ma vie, mais on n’est pas fait pour vivre ensemble. C’est comme ça, c’est inexplicable, je ne vois pas ma vie sans elle, mais je ne me vois pas avec elle non plus. Et voilà qu’aujourd’hui on allait franchir un nouveau cap dans cette relation étrange que l’on entretenait depuis la première et seule fois qu’on avait couché ensemble.

Je bu le reste de mon verre d’un trait et la regardais me balançait à la figure :

- Tu espères que je sois heureuse. Maintenant que t'es là.. Et puis quoi encore ! Si ça te fait si chier que ça, tu peux reprendre ta veste et te barrer. Je ne te retiens pas. Quand je pense que j'avais quelque chose de très important à te dire...

Elle s’installa sur un des canapés comme si de rien n’était. Non mais pis quoi encore, elle me demande de fermer ma boutique pour l’après-midi comme ça sans me donner de raisons et de venir chez elle, et je devrais ne rien dire et avoir le sourire, pour au final l’entendre me dire que je pouvais partir si ça me faisais chier d’être là ! Après un moment de silence sans doute voulu où elle prit le soin de mettre de la musique, et pas n’importe quelle musique, de la musique classique, elle s’alluma une cigarette, ce dont j’avais horreur. Elle faisait vraiment tout pour m’énerver et je dois avouer qu’elle s’y prenait plutôt bien. Elle ajouta :

- ..., mais je vois que tu n'es pas d'humeur. J'ai bien compris que ta clientèle est bien plus importante que moi. Je n'aurais pas dû t'appeler. Tu es une bonne oreille, mais question sexe... bref. Tu penses vraiment qu'à ta gueule Emerys !

Je ne sais vraiment pas ce qui me retient encore là. Enfin si je le sais, mais je ne veux pas l’admettre c’est tout. Non mais voilà qu’elle remettait ça sur le tapis. Elle ne pouvait décidément pas s’en empêcher. Oui j’avais été nul cette fois là et alors ? C’était il y a au moins sept années de ça, de l’eau à coulé sous les ponts depuis… La colère était trop forte et alors qu’elle s’était relevée et positionnée devant la grande baie vitrée de son salon contemplant la magnificence de San Francisco, je me mis à crier :

- Oui je suis égoïste, c’est pas nouveau pourtant !

Je m’approchais d’elle, la fureur c’était emparé de moi et faisait briller mes yeux d’un éclat sombre et profond. Je me plaçais face à elle et la repoussais violemment vers le canapé dont elle s’était relevée, j’accompagnais sa trajectoire dans une démarche assurée, me retrouvais penché au-dessus d’elle et lui hurlais de plus belle :

- C’est bon t’as pas fini avec cette histoire ? Laisses-moi te prouver que question sexe j’assure plus que tu ne le penses !

Voilà c’était dit, j’avais enfin sortit ce qui me tracassais depuis des lustres, je voulais d’une nouvelle partie de jambes en l’air avec elle pour lui prouver ce que je valais. Et bien que je n’aie toujours pas lâché le morceau sur la raison du pourquoi j’avais été si mauvais, et que la colère en moi ne redescendait pas, je me sentais étrangement plus serein d’avoir osé parler de la possibilité d’une seconde fois entre nous.

Et maintenant ?



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MessageSujet: Re: Et maintenant ? | PV Mack   Dim 15 Mai - 19:41

Je le tenais, et par le bon bout. Je savais exactement comment l'énerver : faire exactement l'inverse de ce qu'il adore. Je ne m'attendais pas à ce qu'il s'approche aussi vite de moi. Un frisson me dérobait quand ses mains touchèrent mon vêtement. Je le sentais me repousser vers le canapé alors que la musique s'affolait dans un élan d'instruments à corde. Nos yeux ne se quittèrent plus. Quelques goutes de ma boisson débordèrent du verre que je portais, mouillant la cigarette que j'avais entre mes doigts.

" C’est bon t’as pas fini avec cette histoire ? Laisses-moi te prouver que question sexe j’assure plus que tu ne le penses !
- Putain ! Mais ma clope bordel ! "


Me préoccuper de lui ? C'était la dernière chose à faire. Mes fesses se retrouvèrent contre le dos du canapé en cuir. Une fine ouverture de ma chemise en soie laissait une superbe vue sur mon corps.
Je faisais signe de ne penser qu'à moi. Le fait de l'ignorer était une bonne manière de me faire désirer. Je ne sais s'il aimait cette façon de me comporter, mais pour ma part j'en jubilais !

Je le repoussais du bout du doigt tout en restant calme. Il est vrai qu'il m'avait toute retournée. J'adorais sa manière de s'imposer et de me repousser contre les meubles. J'aimais sa force et ses paroles crues. Enfin, je repris la parole sans le quitter des yeux.


" Écoute Emerys. T'es frustré, je n'y peux rien. Tu n'es pas forcément obligé de m'en faire payer le prix. Je voulais simplement te parler de ce mal-être qui me ronge. Tu sais, le genre de chose qu'on ressent quand on est... "

J'avais fait le tour du living tout en parlant calmement. Il est vrai que cette histoire de cigarette me faisait franchement chier, mais l'envie de l'emmerder lui était bien plus forte. Je pris le temps de poser mon verre sur la table puis reposa mon attention sur lui. Mon sourire devint malicieux et mes yeux étaient remplis de malice.

" Qu'on ressent quand on a est en manque de sexe quoi... Enfin... je ne sais pas si tu l'as déjà vécu... vu tes capacités à... enfin bref. Du coup, je te pose la question : veux-tu retourner dans ta boutique cette après-midi, parce que je te sens vraiment tendu... "


Je l'avais appelé pour cette morsure qui me piquait encore le cou. Deux petites marques étaient encore présentes dans le creux de ma nuque. Je passais ma main dessus. C'était franchement fait exprès pour que mon visage se crispe et laisse passer de nouvelles émotions.

" J'ai bien compris que tu ne voulais pas me faire l'amour par principe. La seule chose qui t'intéresse, c'est essayer de prouver ce que tu ne sais pas faire... "

J'étais horrible, je le savais. Je n'arrivais pas à lui parler en face à face. Je lui tournais le dos, regardant le sol tout en touchant ma blessure. Mes nerfs se crispèrent et ma voix devint plus grave. J'essayais de prendre un ton sincère et franc. J'étais sans doute en train de le faire souffrir. Lui parler ainsi me faisait mal. C'est à ce moment là que je me détestais le plus, mais j'avais envie qu'il craque et qu'il me saute dessus. La seule manière de le rendre dingue, c'était de le blesser...

" Je me demande si on ne devrait pas arrêter tout ça... Je ne sais pas depuis combien de temps on se connait... mais depuis toutes ces années, j'ai l'impression que tu ne changeras jamais Emerys... tu sais que je ne peux pas me permettre... de... "

Je pris une grande respiration. J'allais annonce un truc grave, très grave. Je savais que j'allais faire quelque chose de mal et j’espérais que je n'allais pas trop le faire souffrir...

" ... de fréquenter des personnes qui sont mauvaises au lit ! "


Je fermais les yeux, écoutant sa réaction. Je croisais les doigts pour qu'il s’énerve très fort. Je voulais qu'il me plaque contre un mur et qu'il dépasse ses limites. Je ne pensais pas tout ce que je venais de lui dire, mais cela méritait que j'en paye les conséquences..
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MessageSujet: Re: Et maintenant ? | PV Mack   Mer 18 Mai - 0:23


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Non mais je n’en crois pas mes oreilles, tout ce qui la préoccupe là tout de suite c’est sa fichue clope. Je me trouvais chez elle cette après-midi pour quoi au juste ? Nos yeux ne s’étaient pas lâchés jusqu’au moment où je remarquais que je la maintenais là contre son canapé et ce que son vêtement laissé entrevoir de son corps. Finalement je su le pourquoi de ma présence, du moins le pensais-je.

Jamais je n’aurais imaginé que Mack était capable d’agir comme ça même après tant d’années que je la côtoyais et j’avoue que même si elle avait réussi à me mettre en rogne, j’aimais ça. Et là dans l’immédiat si je n’avais pas un minimum de contrôle encore sur moi, je lui aurais certainement sauté dessus, mais n’en fis rien, préférant me faire désirer, la laisser se faire encore désirer, la laisser jouer avec moi et voir jusqu’où elle irait.

Malgré ma montée en tension, dont elle était l’origine, ma petite sorcière restée d’un calme olympien. Me repoussant du bout des doigts, elle me dit comme ça sur un ton on ne peut plus neutre et posé en fixant continuellement mon regard captivant mon attention :

- Écoute Emerys. T'es frustré, je n'y peux rien. Tu n'es pas forcément obligé de m'en faire payer le prix. Je voulais simplement te parler de ce mal-être qui me ronge. Tu sais, le genre de chose qu'on ressent quand on est...

Elle m’était toujours dans le mille quand il s’agissait de me faire perdre les pédales par rapport à notre moment intime d’il y a plusieurs années. Oui je suis frustré, frustré qu’elle puisse croire qu’encore aujourd’hui je sois aussi peu doué que je l’étais à l’époque.
Elle fit le tour de la pièce se détachant de mon regard, elle n’avait toujours pas fini la phrase qu’elle avait laissée en suspens prenant le temps d’aller reposer son verre. Lorsqu’elle reporta son attention sur moi, mon sang bouillonnait à l’intérieur voyant sur son visage malicieux se profiler un sourire narquois. Elle enchaîna :

- Qu'on ressent quand on a est en manque de sexe quoi... Enfin... je ne sais pas si tu l'as déjà vécu... vu tes capacités à... enfin bref. Du coup, je te pose la question : veux-tu retourner dans ta boutique cette après-midi, parce que je te sens vraiment tendu...

Mackenzie ou comment remuer le couteau dans la plaie… Elle cherchait vraiment à me mettre hors de moi ou quoi ? Parce qu’à ce rythme là, elle n’allait pas tarder à y arriver, sauf que je ne sais pas de quoi je suis capable lorsque je ne me contrôle plus. Jusque maintenant j’avais réussi même en période de crise à me maîtriser sous le pli de la colère en moi, mais là je me sentais me perdre moi-même. Je lui rétorquais cyniquement dans un sourire malsain:

- Ah ça pour être tendu, je le suis… tendu !

Elle comprendra comme elle voudra. En tout cas une chose était sûre maintenant, j’étais là et je comptais bien y rester ! Mon corps était en complète ébullition, la colère était une des raisons à cet état, mais le désir que j’éprouve pour Mack là tout de suite en était une autre. Je la désirais violemment, ardemment et sa façon de jouer avec moi augmenter le désir.
Je pris la mouche quand elle me dit que je ne voulais pas lui faire par principe mais pour prouver quelque chose que je ne savais pas faire. Oui je ne savais pas, avant. Mais au fond elle n’avait pas complètement tord. Un coup de sang me fit d’un geste du bras valser une partie de la décoration qui se trouvait à portée puis je m’avançais vivement vers elle :

- Par principe ? Ok, j’ai effectivement quelque chose à te prouver, mais y’a pas d’histoire de principe là-dedans, si j’ai envie de toi là maintenant, c’est parce que ça fait des années que j’attends ça !

Ces mots me blessaient profondément, et elle ne prenait même pas la peine de me regarder dans les yeux, préférant fixer le sol de son regard. Je pensais que tout ça n’était qu’un jeu pour elle, et aujourd’hui pour la première fois j’eus vraiment l’impression qu’elle pensait sincèrement tout ça. J’avais encore plus la haine, et ce n’était pas fini pour moi d’entendre des choses horribles sortir de sa bouche. Cette bouche qui malgré ses phrases assassines, j’avais désespérément envie d’embrasser passionnément.

Mack tenait à nouveau son verre d’une main et de l’autre se maintenait la nuque, les yeux toujours rivés au sol quand elle me parla d’arrêter, qu’après tout ce temps je ne changerais jamais et elle s’arrêta au milieu d’une phrase pour prendre sa respiration. Je n’en revenais pas, tout ça pour me dire qu’il fallait arrêter à quoi tout cela rimé ? J’étais à deux doigts d’explosé quand elle continua la phrase laissée en suspens.

- ... de fréquenter des personnes qui sont mauvaises au lit !

C’était la phrase de trop, la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Je ne répondais même rien à ça ! Il n’y avait rien à dire en fait. Cependant si je n’avais rien à dire je n’en pensais pas moins. Toutes ces paroles, ces actes, ces regards, cette attitude ont contribué qu’en cet instant mon pêché capital venait totalement de prendre le pas sur moi, sur mon esprit, je ne contrôlais plus rien et surtout plus mon corps, qui brûlant de rage et de désir traversa ce qui restait d’espace entre moi et la belle sorcière. Je lui attrapais les poignets la faisant lâcher son verre de rhum qui vint s’éclater par terre nous éclaboussant tout les deux dans sa chute.

Mon corps se colla au sien, l’entraînant dans son trajet. Je la plaquais contre la porte d’entrée avec force. Je penchais légèrement ma tête au creux de son cou et dans un murmure lui soufflait à l’oreille :

- Es-tu certaine de vouloir arrêter là ?

Je n’attendis pas la réponse. Je la retournais et la plaquais cette fois-ci dos à la porte. Je collais mon bassin contre le sien, lui maintenant toujours les poignets de façon à ce qu’elle ne puisse rien faire. Dans l'intensité de mon geste son vêtement s'était entrouvert, glissant d'une épaule, il laissait apparaitre un sein. Pendant un instant le silence régnait dans le salon, nos regards se croisèrent après que mes yeux se soient poser sur sa poitrine en partie dévoilée. Une lueur étrange traversa mes yeux et sans piper mot je l’embrassais sauvagement, lui mordillant les lèvres, attendant qu’elle réagisse.



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MessageSujet: Re: Et maintenant ? | PV Mack   Jeu 19 Mai - 14:26

Mon verre tomba sur le sol dans un fracas incroyable. Mille et un morceaux jouissaient maintenant sur le carrelage blanc de mon salon. Le liquide ruisselait le long des pavés, tel le sang d’un mort qui s’écoule sur le sol. Emerys avait lancé le départ, la course prenait enfin vie. Alors que nous venions de quitter nos starting-blocks, mon ami était déjà contre moi et mon corps plaqué contre la porte d’entrée.

Mon cœur battait de plus en plus fort. Mes mains tremblèrent légèrement. L’adrénaline montait et je ressentais une certaine peur face à Emerys. Je ne savais pas de quoi il était capable, franchement pas. Je voulais voir cet homme qui n’arrive plus à se contrôler face à la colère. Je voulais voir la bête qu’il était vraiment. C’est à instant que j’avais l’impression que toutes les races qui pouvaient exister sur terre, ne valaient rien face à celui que je désirais.

La joue collée contre la porte en bois, j'en humais l'odeur jointe à la parole de mon interlocuteur.

- Es-tu certaine de vouloir arrêter là ?
Un soupire sortit d’entre mes lèvres. Mes yeux s’étaient fermés. Il avait bien compris que je ne voulais pas répondre à cette question. C’était normal puisque je ne pensais pas ce que je lui avais dit juste avant. Il me retourna d’un coup sans que je ne puisse me défendre. Mais en avais-je vraiment envie ?

J’avais tout vécu avec cette vampire : une sublime étreinte, une morsure à en crever et un instant de séduction indescriptible. Ce que faisait Emerys m’excitait à côté de ce que j’avais vu la veille. J’en perdis la moitié de mon vêtement, qui laissa découvrir un de mes seins et la douceur d’une épaule. Ma bouche était entrouverte et laissait passer mon excitation. Mon regard était provoquant et cherchait à faire fondre ma cible. J’étais amusée par la situation car il avait cédé ou était en train de céder. C’était complètement paradoxal au fait que je serrais les poings.

Mon corps y était peut être pour beaucoup mais j'avais réussi à me faire désirer. En tout cas, j’avais adoré entendre mon corps taper contre la porte. J’étais sa victime et dominée. J’allais recevoir mon présent. Les lèvres d’Emerys se collèrent aux miennes et un frisson me déroba l’échine. Je me cambrais sans faire gaffe et sentit alors son excitation…
(Subtile… lol !).

Depuis le temps que nous nous connaissions, je n’avais jamais vu Emerys ainsi. Il avait bien changé… ce n’était plus ce petit minet qui ne savait pas par où commencer. Ses baisers étaient pressants et sensuels. J’aimais ce côté dominant qui ressortait de lui. Il n’était plus cet adolescent. J’étais face à un homme qui savait ce qu’il voulait et qui était en colère, tellement en colère qu’il voulait me faire la peau… Je prolongeais ce baiser avec fourbe avant de l’envoyer voler contre la table du salon. Mes mains venaient de choisir le chemin de la facilité. En effet, je venais de me servir de mon don de télékinésie pour l’envoyer à l’autre bout de la pièce. La table basse se brisa en deux après avoir accueillit le jeune humain.

Je ne m’inquiétais pas pour son état, il était solide et venait de me le prouver. Ce que je ressentais était indescriptible. Un mélange de plaisir et de haine bouillonnait en moi.
Je jetais un regard sur Emerys avant de passer sensuellement mon pouce sur mes lèvres, comme pour me ré-imprégner de ce baiser... C’est à cet instant que je me mise à éclater de rire. Un truc de fou était en train de naître entre nous. Je venais de lui montrer que j’avais encore envie de jouer. Il ne m’aurait pas aussi facilement. J’adorais le voir me courir après, ça m’amusait franchement. La séduction, il y a que ça de vrai !

Quelques pas me menèrent au bar où je sortis la bouteille de rhum. Mon regard ne quittait plus celui de mon partenaire alors que je buvais à la bouteille et vulgairement. Je serrais les yeux pour mieux avaler cet alcool fort qui me brûlait la gorge.


« T’as soif ?… soif de vengeance ? »


Ma voix était de velours et séductrice. Nous étions complices et j’adorais ce moment que nous vivions pour la première fois. Il était magnifique quand il était énervé. Ses yeux semblaient noirs de rage. Sexy…
J’avais un sourire au coin. Quand je pense que j’avais bouleversé son quotidien pour une simple partie de jambes en l’air ! Je n’avais pas envie de ça. Me laisser aller si facilement contre lui après tant d’années d’abstinence ! Qu’il crève !
C’est à cette pensée que je claquais la bouteille de rhum comme on donne une baffe sur le cul d’un enfant. Le verre transparent de l’objet se rompu sur le sol alors qu’un frisson me déchira les reins. Ma voix changea de ton pour devenir froide et grave. Je gueulais franchement :


«  Bois à ma santé Emerys Avalon ! Et baise moi comme jamais t’as baisé ! Mais surtout, désire moi ! »

D’un geste froid, je lui montrais son verre. Mon index bougea de quelques centimètres pour lancer le verre contre un des murs du salon. Il n’y avait pas de mots. J’espérais ne pas le choquer puisque c’était la première fois qu’il me voyait jouer de ce pouvoir. Son verre de tequila tâcha franchement le papier peint et prit fin sur le sol. Un nombre innombrable de morceaux jonchaient à ses pieds. Je riais de nouveau, avec ce même air rempli de fierté et d’amusement…

« Emerys ? Tu as peur ? Serais-tu resté le jeune adolescent que j'ai rencontré il y a plus de 7 ans ? »

Figée, mes yeux ne le quittaient plus. Ce sourire au coin était toujours là. Je n’avais jamais été cruelle de la sorte, mais j’avoue que j'en jouissais à ce moment là. C’était franchement drôle de torturer un homme, surtout un homme qu’on apprécie et qu’on connait depuis tellement longtemps… Le fait de jouer avec le feu m’allumait… Je risquais de le perdre et c’est ça qui était bon. C’était une manière de le tester et de savoir ce qu’il avait vraiment dans les tripes. C’était certes humiliant, mais je le savais dur comme la pierre… S’il pouvait surmonter mes envies et mes désires maintenant, il saura me sauver plus tard en cas de problème. Je lui en demandais beaucoup trop... mais je voulais qu'il comprenne plus tard à quel point j'avais besoin de le tester ainsi...

Jouer avec nos sentiments et ne pas savoir ce que pense réellement l'autre... c'était tout simplement excitant... J'aurais voulu que ce moment dure toujours... parce que c'était ça : le piment de notre histoire...

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MessageSujet: Re: Et maintenant ? | PV Mack   Mar 31 Mai - 23:58


Et maintenant ?

&
Emerys & Mackenzie
«quand l'inattendu boulverse tout»


Je me retrouvais à l’autre bout de la pièce en un instant. La table du salon plia sous mon poids vu la vitesse à laquelle j’étais arrivé dessus. Je n’avais rien vu venir et lorsque je réalisais que je me trouvais par terre au milieu du salon, je compris alors seulement que Mack venait d’utiliser son pouvoir de télékinésie sur moi. Ce qui eut le don de me mettre encore plus hors de moi. Je ne savais plus vraiment ce que je ressentais en cet instant, amour, amitié, haine, colère… Le tout se mélangé dans ma tête. A vrai dire je n’étais même plus certain d’être moi-même.

Je connaissais bien Mack depuis le temps. J’avais connaissance de sa condition de sorcière, de son pouvoir et du pêché dont elle est atteinte. Et pourtant elle arrivait encore à me surprendre. Je ne l’avais jamais vu comme ça, si aguicheuse, sexy en diable, fourbe, manipulatrice. Oui j’ai bien dis manipulatrice, il est évident que même si j’eus une impression de contrôle, depuis le départ c’est elle qui mène la danse, et moi je suis en train de faire exactement ce qu’elle a envie que je fasse. Elle a je ne sais comment réussi à m’amener chez elle, me faire perdre les pédales, me mettre hors de moi, me remplir de rage et me rendre dingue de désir pour elle. En cette après midi je n’étais qu’un petit pantin entre ses mains expertes.

Je regardais Mack se passer le pouce lentement sur les lèvres et éclatée de rire en me voyant là au milieu de son salon, toujours par terre, les fesses dans les débris de la table basse. Décidément elle me surprenait de plus en plus. Son rire étant communicatif, je me surpris à la rejoindre dans son fou-rire. Une vraie complicité existait entre nous, et ce moment si particulier annonçait que le jeu venait seulement de commencer et ça me plaisait ainsi il faut l’avouer. Après tant d’années à se chercher, à se tourner autour, il serait d’un ennui mortel si on devait céder aussi vite tout les deux. Mais où allé nous mener ce duel de séduction ? Je n’en savais fichtre rien et c’est ce qui était excitant, ne rien savoir à l’avance ! Et cependant je comptais bien finir par l’avoir coûte que coûte, il était hors de question que maintenant qu’elle m’avait amené ici dans ce but précis, je reparte comme si ces instants n’avaient pas eu lieu et sans avoir obtenu ce que l’on cherche tout les deux !

Tout en soutenant son regard, ma brune préférée se dirigea vers le bar et avala une gorgée de rhum directement au goulot de la bouteille. Aujourd’hui, elle n’était vraiment plus la même. Et elle était carrément irrésistible en séductrice invétérée. Tout en charme, tout en subtilité avec ce côté sauvage et cru qui me rendait dingue. D’une voix de velours, ave un petit sourire en coin, elle me demanda si j’avais soif. Non pas cette soif là, mais soif de vengeance. Elle n’attendit même pas de réponse, à vrai dire que je pensais que la question était plus pour elle-même que réellement adressait à moi puisqu’elle jeta la bouteille qu’elle tenait en main et vint se briser en milles morceaux dans un bruit fracassant contre le carrelage dont était paré le sol. Sa voix se changea, point de velours cette fois, mais une voix grave et froide vint crument me dire :

- Bois à ma santé Emerys Avalon ! Et baises moi comme jamais t’as baisé ! Mais surtout, désires moi !

Elle désigna de l’index mon verre qu’elle avait rempli de tequila et sans avoir le temps de comprendre ce qui se passait, d’un mouvement du doigt elle fit voler le verre au travers de la pièce où il s’éclata contre le papier peint pour achever sa course à mes pieds. Ca me fit une fois encore sortir de mes gonds. Je repoussé violemment d’un mouvement de la main les débris du verre, de la bouteille et de la table qui m’entouraient. Je sautais sur mes pieds avec une force que je ne me connaissais pas, ne sentant même pas la douleur que mon corps devait sûrement subir dû à la forte chute que j’avais faite sur la table basse de Mack lorsqu’elle m’envoya d’un mouvement de main voler à l’autre bout de la pièce. Je me retrouvais donc debout d’un bond qui fit trembler les murs. Le souhait de ma chère partenaire de jeu allé être exhaussé, à vrai dire il l’était déjà en parti car à cet instant précis tout ce que je désirais c’était elle. Je désirais ardemment son corps qui appelait à la débauche, mais qui appelait surtout au jeu. Elle ne se laisserait pas prendre si facilement et à partir de ce moment elle devenait la souris faisant mine d’essayer d’échapper au chat. J’étais un prédateur, elle était ma proie, une proie qui voulait se faire attraper mais qui avait envie de donner un de fil à retordre à son bourreau avant, c’est plus amusant ainsi !

J’étais devenu un chasseur, et pourtant je ne pouvais bouger, pétrifié de la voir encore une fois utilisé son pouvoir sur moi. Je savais que Mack le possédait, mais je ne m’étais jamais imaginé qu’un jour elle puisse s’en servir sur moi et là en l’espace de quelques minutes elle venait d’en faire usage à deux reprises. De quoi serait-elle capable encore ? Continuerait-elle encore ? Je redoutais les réponses qu’elle donnerait à ces interrogations, mais au fond je m’en fichais bien, car je n’avais pas du tout l’intention de me défiler pour autant, pas dans cet état de transe où la colère me domine largement. J’aurais été moi-même j’aurais réellement pris peur face à ça, mais là je restais sans bougé la fixant d’un regard noir qui voulait dire * t’as intérêt à courir vite si tu ne veux pas te faire attraper tout de suite ! *. En pensant cela un sourire moqueur et pervers s’était affiché sur mes lèvres.

Alors non je n’avais pas peur et non je n’étais plus l’adolescent qu’elle avait rencontré et dépucelé. Nos regards fixés l’un à l’autre, aucun ne baissant les yeux. Plus elle me regardait, plus elle gardait son petit sourire en coin et plus j’aimais cela, et plus mon sourire pervers s’agrandissait. Il s’agrandissait à un tel point que mes lèvres étaient si fines qu’on ne les distinguait plus qu’à peine.

Mon cœur s’était emballé, il battait à présent à tout rompre dans ma poitrine. Ma respiration s’accéléra. Je restais sans bouger encore un instant, cherchant quoi répondre à tout ce qu’elle venait de me dire. Elle avait était odieuse, blessante, humiliante dans ses propos, j’aurais dû me sentir vexé et pourtant au contraire je brûlais d’autant plus d’envie de la baiser, pour reprendre ses mots. C’était un désir violent, et si c’est ce que Mack cherchait, elle allée pas tarder à le trouver.

- Ahh comme ça tu veux que je te baise ! Parfait ! Mais méfies-toi le désir peut-être violent… Tu veux me voir violent n’est-ce pas ? Tu ne vas pas être déçue.

D’un coup de pied je me dégageais le passage des bouts de la table et des morceaux de verre jonchant le sol et qui obstruaient mon passage. Je marchais d’un pas déterminé vers le bar où elle se trouvait et la poussa si fortement en arrière, qu’elle se retrouva arquée. Le meuble vibra faisant tomber tout ce qui se trouvait dessus. Elle dût avoir mal, mais à vrai dire je m’en fichais, je m’approchais encore plus près et lui colla de rage une gifle monumentale qui lui laissa la peau rougie par l'impact de ma paume contre sa joue. Puis sans rien dire je l’amena à moi par le peignoir qui s’ouvrit entièrement laissant apparaître au grand jour son corps complètement nu. Je frissonnais de plaisir face à cette vision. Puis n’arrivant pas à remonter le regard je glissais mes doigts sous le tissu blanc, frôlant sa peau douce je posais ma main sur sa hanche la faisant glisser lentement vers la cambrure de ses reins pour finir sur son séant. L’autre n’était pas inactive pour autant, elle se prit dans la longue chevelure brune de ma partenaire, enroulant des mèches autour de mes doigts. Je remontais mon visage, cherchant des yeux son regard provocateur. Avait-elle peur de ce que je pourrais lui faire ou au contraire aimait-elle se qui était en train de se produire ? Que c’était bon de ne pas savoir, de pouvoir me dire que j’étais en train de dépasser les limites et que les conséquences on verrait plus tard. Oui je risquais de la perdre pour de bon en agissant de la sorte, mais le jeu en valait la chandelle.

Le regard plus sombre que jamais plongé dans ses beaux yeux marron dont je n’arrivais pas à interpréter ce qu’ils reflétaient. Le souffle court et rapide, d’un geste brusque je tirais violemment sa chevelure en arrière exposant son cou sur lequel ma langue vint se posait remontant au creux de l'oreille. J'arrêtais net la fixa une seconde, la ramena à moi d'un geste vif de la main. Nos visages n'étaient plus qu'à quelques millimètres, je collais ma bouche à la sienne, puis passant la frontière de ses lèvres sensuelles, j’approfondis le baiser sauvagement. Resserrant mon étreinte de la main qui était toujours posée sur ses fesses et la maintenant fortement de l’autre à présent au niveau de sa nuque, mon corps se pressait contre le sien augmentant la chaleur qui s’en dégageait.




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MessageSujet: Re: Et maintenant ? | PV Mack   Sam 2 Juil - 23:14

L’état de mon salon ne m’importait peu. Cette scène était le fruit de nos sentiments. Le sol et les meubles étaient devenus les témoins d’un art sans nom. Notre art était spécial et était notre enfant à tous les deux. Nous nous haïssions autant que nous nous aimions.

Si j’étais si manipulatrice, c’est parce que je l’appréciais. Je n’étais pas du genre à jouer avec des personnes que je ne connaissais pas. Il y avait d’ailleurs aucun intérêt. Le plus amusant dans la manipulation, c’est quand on connait la personne. Celle-ci devient alors un jouet, un vrai. Vous savez, celui avec lequel on peut jouer à l’infini. Emerys cédait peu à peu et je reconnaissais que mon manège commençait à prendre de l’importance. J’aimais le fixer à cet instant. J’aimais le voir comprendre que j’étais bien plus puissante que lui. La rage qu’il pouvait ressentir le rendait fou. Il avait beau être en colère, il ne faisait pas parti de ces personnes aux sens bien plus décuplés que ceux d’un simple humain comme lui. Mon compagnon était nul, voilà tout. Il était nul et en plus il ne savait pas baiser une femme. C’était mon idée et j’en étais persuadée alors qu’il avait en fait bien changé.

Je riais en plus en le voyant éclater de rire. Je ressentais quelque chose de bizarre à cet instant précis. Je me demandais pourquoi il riait. En effet, il rigolait autant que moi. Avait-il compris le fond de ma pensée ? Je n’en sais vraiment rien… Il faut dire que je ne me comprenais pas moi-même dans ces moments là. Le pire c’est que nous nous regardions avec un regard rempli de complicité. Etrange…

Trève de plaisanterie. Tout ce cinéma me donnait soif ! Emerys en avait bien conscience et ne se fit pas prié ! Dans l’histoire, il était très énervé. J’avais réussi à l’agacer au plus haut point. Pendant qu’il se posait des questions, je m’avouais dominante. Je lui avais fait peur c’était certain. J’étais puissante, très puissante… La première fois que j’ai découvert mon pouvoir, je n’étais pas fière. Quand je me revoyais faire virer des objets dans le vide sans faire gaffe, cela n’avait rien avoir avec cette après-midi là face à Emerys. Je finissais par sourire à cette pensée. J’avais joué et j’avais gagné. Je laissais donc l’inconscient jouer à son tour. Plus rien n’était prévu maintenant, Emerys pouvait venir me titiller un petit peu. Il faut dire que je l’avais rejeté plusieurs fois avec succès, je me devais de lui laisser un peu de mou après ça.

Il arriva sans se faire prier. Sa parole était liée à ses futurs gestes. Il me repoussa violemment et me décolla une gifle monumentale. J’avais l’impression que ses mains étaient encore en train de me repousser alors que la gifle avait déjà dessiné une grosse marque rouge sur la joue. Mon visage avait suivi la cadence avec trop de facilité à mon goût. Je me retrouvais avec un visage tourné vers la droite, la chevelure recouvrant mon regard et ma joue rosie. Emerys venait de faire fort car je ne m’y attendais pas du tout ! Il me reprit soudain par surprise.

Ma longue chemise blanche semblait glisser le long de ma peau. J’étais maintenant découverte, prise sur le vif. Les mains de mon apollon commençaient à s’imposer sur mon corps : mes hanches, mes reins… Je ne voulais pas lui montrer que je lui appartenais déjà, et pourtant je succombais. Un soupir se dégagea d’entre mes lèvres alors qu’un frisson me chatouillait l’échine. L’humain avait fait mouche. Mon corps me trahissait… Quand il tira sur mes cheveux, mon corps se cambra et se colla au sien. Mes yeux croisèrent les siens et nous restâmes un moment dans cette position. Nous nous fixâmes, cherchant tous les deux à deviner les envies et les pensées de l’autre. Je subissais sans subir, je souffrais sans ressentir la douleur. J’aimais cette façon qu’il avait pour reprendre le dessus. J’étais à lui, mais j’espérais qu’il se méfit car je pouvais devenir une très vilaine fille ! Une de ses mains avait enfin englobé une de mes fesses alors que ses lèvres se posèrent enfin sur les miennes. C’était une sensation étrange… Je ressentais dans ce baiser que les années avaient passé et que l’eau avait bien coulé sous les ponts. Emerys était devenu un homme et je le ressentis encore plus lorsque nos langues se caressèrent sensuellement. J’essayais, avec mal, de résister mais la tentation était trop forte et c’est dans un élan d’envie que je prolongeais ce baiser tout en me pressant contre lui.

Je pris le temps de tâter le mur qui se trouvait derrière moi. Avec soin, je nous guidais vers la cuisine, nous avions fait assez de ravages ici… Je ne quittais pas ses lèvres, de peur de croiser son regard. Je n’avais plus envie de réfléchir et pourtant il y avait encore une petite voix qui s’imposait encore un peu dans mon esprit. Elle me disait d’arrêter, mais je n’y arrivais guère. Il faut dire que j’avais envie de retrouver cet Emerys avec qui j’avais fait l’amour il y a tant d’années de ça…

Mon corps frissonnait toujours alors que nous passions un petit couloir sombre. Des photos et tableaux étaient perchés ici et là mais nous n’y fîmes pas gaffe. Nous passâmes enfin le cadrant de la porte pour se retrouver dans la cuisine. C’était un endroit plutôt moderne avec des éléments ici et là qui jouaient le rôle de plan de travail. Du carrelage était posé au niveau de l’évier et la gazinière. Une table en bois se trouvait contre le mur derrière nous. C’est ici que mes fesses rebondirent avant que j’y prenne place. Je pris sur moi pour décoller mes lèvres des siennes. J’étais nue et lui toujours vêtu. Cette situation était étrange… Je réalisais que j’étais avec Emerys, prête à refaire ce que nous avions fait quand nous étions jeunes… Je ne sais si c’était une bonne idée, mais l’envie de sexe était bien plus forte que les mauvais songes. Je pris la décision de chasser mes mauvaises pensées puis saisit son vêtement du haut pour lui retirer avec sensualité.
Mes doigts s’entremêlèrent aux boutons de sa chemise. Nos regards se croisèrent. Je l’embrassais de nouveau sans réfléchir avec fourbe. Je ne sais pourquoi, mais j’étais persuadée que ma cuisine allait finir par ressembler à mon salon : un bordel… J’en étais amusée d’avance…

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MessageSujet: Re: Et maintenant ? | PV Mack   Dim 31 Juil - 10:24


Et maintenant ?

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Tout en continuant de m’embrasser, Mack m’attira avec elle en dehors du salon où nous avions fait pas mal de dégâts. Jamais je n’aurais pensé qu’ensemble on puisse être capable de ça. On était très loin du niveau de notre dernière partie de jambes en l’air. Cela n’avait tout bonnement rien à voir. À tel point, qu’on aurait presque dit deux personnes différentes et ce n’était pas totalement faux. Après autant d’années, on ne pouvait être exactement les mêmes.

La jolie enchanteresse m’entraîna jusque dans sa cuisine. Porté par le désir, je ne fis attention à rien de ce qui se trouvait dans la pièce que de toute manière je connaissais déjà. Je soulevais son corps nu et la posais sur la table en bois. Durant tout le très long trajet qu’il y avait entre le salon et la cuisine, nous n’avions pas séparé nos lèvres un seul instant. C’est Mack qui mit un terme à ce baiser. Elle m’observa un instant et entreprit d’ôter ma chemise. C’est alors que je réalisais que contrairement à elle j’étais encore habillé. Tandis que je laissais ses mains expertes me déshabiller, je l’embrassais dans le cou, un baiser après l’autre jusqu’à arriver sur son épaule, puis reparti vers son cou. Je murmurais à son oreille :

- Enfin…

J’étais à présent nu comme un ver, prêt à refaire avec Mack, l’amour comme auparavant, mais en mieux. Prêt à lui prouver que je n’étais plus le gamin qu’elle avait connu. Je balayai de mon bras, tout ce qui se trouvait derrière la jeune femme, puis l’allongea sur la table maintenant libre, me penchant légèrement sur elle. Je collais mon corps contre le sien, mon souffle s’accéléra, affolant mon rythme cardiaque, je reposais une fois de plus mes lèvres sur les siennes, mes doigts parcouraient sensuellement le long de son dos. Je crevais d’envie d’elle, mais j’espérais en même temps qu’elle jouerait encore un peu avec moi, j’avais eu peur dans le salon, mais à présent je souhaitais qu’elle réutilise son pouvoir sur moi, cela me plaisait de me sentir impuissant face à sa particularité et ainsi de pouvoir montrer ce que je valais en tant qu’humain.

Je reculais mon visage de celui de l’enchanteresse, je déposais mes lèvres sur différentes parcelles de sa peau douce et chaude, son ventre, ses seins, son épaule, son cou. C’est là que je remarquais les deux petites traces étranges, comme deux petites piqures. Ayant connaissance des races existantes à présent à San Francisco, il ne me fallut pas longtemps pour comprendre ce que ces marques étaient réellement. La colère en moi n’avait pas encore disparu et cette vision eut pour effet de la faire revenir en force. J’arrêtais net mes baisers et mes caresses, la redressa de manière à ce qu’elle soit à nouveau assise, je la regardais droit dans les yeux, mon regard était dur, je venais de comprendre que c’était pour ça qu’elle m’avait appelé en premier lieu, mais pourquoi n’avait-elle alors rien dit ?

- Comment est-ce arrivé ? Dis-moi ! C’était pour ça ton coup de fil alors ?


Je m’étais peut-être arrêté net, j’étais sans doute un peu, voir beaucoup vexé, et mêm un soupçon de panique à l’idée qu’on lui ait fait du mal me gagna, mais le désir d’elle était toujours présent, et à vrai dire si à ce moment précis elle esquiverait mes questions pour continuer ce que nous venions d’entamer, alors je passerais outre et là prendrais là sur la table, comme jamais elle n'aura été prise.


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Et maintenant ? | PV Mack

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